Étudier en Europe
Ton diplôme européen vaudra-t-il quelque chose en France ?
C'est la question que tes parents posent en premier, et elle est légitime. La réponse courte : un bachelor passé en Europe se lit en France, parce que les pays européens comptent les années et les niveaux de la même façon. La réponse longue tient en trois situations, et c'est elle qui compte vraiment.
Ce que les pays européens ont en commun
Les pays européens découpent les études supérieures de la même façon. Un premier cycle, puis un master, puis un doctorat. C'est l'architecture française, avec le bachelor là où la France met la licence.
Une année validée se compte en crédits, et ces crédits se comptent partout de la même manière. Un semestre suivi à Dublin, à Rotterdam ou à Bergen pèse le même poids qu'un semestre suivi à Lyon.
Beaucoup d'établissements européens remettent, avec le diplôme, un document qui décrit son contenu et son niveau, souvent en anglais. Garde-le : il t'évitera de tout réexpliquer quatre ans plus tard.
Lisible ne veut pas dire automatique
Voilà la nuance que personne ne prend le temps de t'expliquer, et c'est la seule qui change quelque chose. Aucun diplôme, français ou étranger, ne t'ouvre une porte tout seul.
Personne ne tamponne ton diplôme à ton retour en France. C'est celui qui est en face de toi qui décide : l'université qui t'admet en master, l'entreprise qui t'embauche, l'administration qui organise un concours. Chacun juge avec ses propres règles.
Dans les faits, un bachelor européen ne surprend personne ici. Il est connu, il se compare, il se discute. Mais la décision appartient à celui qui te reçoit, exactement comme pour une licence française.
Et si on me demande un papier officiel ?
Une démarche existe pour obtenir un document qui compare ton diplôme étranger au niveau français correspondant. On l'appelle une attestation de comparabilité, et elle se demande une fois le diplôme en poche.
Elle n'est pas obligatoire en soi : c'est celui qui te la réclame qui la rend nécessaire. Tu n'as donc rien à préparer là-dessus en terminale. Sache seulement que la porte existe.
Si tu veux revenir faire un master en France
C'est le projet de retour le plus fréquent. Tu candidates à un master français avec ton bachelor européen, comme un autre candidat le fait avec sa licence.
L'établissement regarde ton dossier : les matières que tu as suivies, tes résultats, la langue dans laquelle tu as travaillé. Certains demandent en plus un document de comparaison, d'autres non. C'est leur règle à eux, et elle est écrite dans leurs conditions d'admission.
Le conseil pratique tient en une ligne : va lire dès maintenant les conditions d'admission d'un ou deux masters français qui t'attirent. Tu sauras ce qu'ils attendent d'un dossier venu de l'étranger, et tu choisiras ton bachelor en connaissance de cause.
Si tu veux travailler en France
Une entreprise privée recrute qui elle veut. Rien ne l'oblige à réclamer une équivalence : elle regarde ton école, tes stages, tes projets, tes langues.
Ce que tu auras à expliquer en entretien, ce n'est pas la validité de ton diplôme. C'est ce que tu y as appris, et pourquoi tu es allé le chercher là-bas.
Les métiers où la question se pose vraiment
Certains métiers sont encadrés par la loi et demandent des étapes supplémentaires pour être exercés en France. La santé et le droit sont les exemples les plus connus, et il en existe d'autres.
Ce n'est pas une raison de renoncer, c'est une raison de vérifier avant de candidater plutôt qu'après. Si tu vises un de ces métiers, pose la question à l'établissement avant de t'inscrire.
Pour un concours de la fonction publique, c'est l'administration qui organise le concours qui dit quels diplômes elle accepte. La règle est écrite dans l'avis de concours, et tu la liras le moment venu.
Tous les pays d'Europe ne sont pas dans l'Union européenne
Le Royaume-Uni, la Suisse, la Norvège et la Turquie sont en Europe sans faire partie de l'Union européenne. Leurs universités n'ont rien de marginal et leurs diplômes ne sont inconnus de personne.
Les règles, elles, ne sont pas toutes les mêmes, et elles ne se devinent pas. La bonne habitude est celle de toute cette page : tu vérifies pour ton pays et pour ton projet, avant de candidater.
Ce que tu peux faire dès la terminale
Rien de tout cela ne se règle en terminale, et tant mieux. Quatre habitudes suffisent à t'éviter les mauvaises surprises.
- Repère les conditions d'admission d'un ou deux masters français qui t'attirent, même si la date te paraît lointaine.
- Demande à chaque établissement que tu vises ce que deviennent ses anciens étudiants, en France comme ailleurs.
- Si tu vises un métier encadré, vérifie les étapes françaises avant de choisir ton école, pas après ta troisième année.
- Garde tout, dès la première année : relevés de notes, descriptifs de cours, documents remis avec le diplôme.
Les questions que tu te poses
Faut-il faire une démarche à son retour en France ?
Pas par défaut. Tu la fais le jour où quelqu'un te réclame un document de comparaison, pas avant. Tant que personne ne te le demande, ton diplôme et tes relevés de notes font le travail.
Un bachelor européen vaut-il une licence française ?
Un bachelor en trois ans occupe le même étage que la licence dans l'architecture européenne des diplômes. Cela ne veut pas dire que les deux sont interchangeables aux yeux de tout le monde : un établissement compare aussi les contenus. C'est déjà vrai entre deux licences françaises.
Mes parents veulent une garantie, qu'est-ce que je leur réponds ?
Que personne ne peut leur en donner une, et qu'il faut se méfier de ceux qui essaient. Ce que tu peux leur montrer, c'est que tout se vérifie : les conditions d'admission des masters français sont publiques, les étapes des métiers encadrés aussi.
À toi de jouer : fais le test.
Gratuit pour trouver ton école.
C'est partiDurée : 5 min · Bêta : accès par code

